Ethopassion: la passion de l éthologie


L ETHOLOGIE ANIMALE : une richesse pour la biodiversité ....

L'intelligence animale : un sujet passionnant

L'intelligence animale est un sujet souvent controversé en éthologie cognitive, biologie ou autre. Elle est étudiée depuis des siècles, même à l 'époque dite "cartésienne" lorsque l'animal fut perçu comme une machine ...

De nombreux écrits vulgarisés ou scientifiques ont fait le tour de la question de l'intelligence animale : Lorenz, Tinbergen, Vauclair et lorsque leurs travaux ont été publiés, plus personne ne pouvait réfuter l'idée que toutes les espèces depuis les Invertébrés aux Vertébrés ont une forme plus ou moins diversifiée d'intelligence animale qu'ils utilisent pour leur survie ..

La question fascine car elle nous renvoie à l'évolution , à notre propre intelligence, à revoir les théories de Descartes qui percevaient l'animal comme un "objet" car non doté de conscience humaine. .. d'autant plus que les défenseurs de la cause animale utilise l'argument de l'animal doté d'émotions, de sentiments, de sa propre culture, bref proche de l'intelligence de l'homme.

La clé de cette intelligence est la "communication" entre individus, voire entre espèces et ce fut TAVOLGA qui le premier développa ce concept en comparant les types de communication chez Mammifères, oiseaux, Invertébrés : intelligence chimique, symbolique, cognitive

1/ la manipulation d'outils

Sans tomber dans l'anthropomorphisme, on peut constater que la capacité à manipuler des objets et outils est particulièrement fascinante et c'est dans le degré de complexité d'utilisation d'outils que l'on peut mesure le degré d'intelligence.

Selon Bech, il existe quatre fonction de l'outil :

  • prolonger la saisie d'un objet (baton pour atteindre),
  • amplifier la force mécanique appliquée à l'environnement,
  • incorporer des objets dans le cadre social,
  • controler l'accès à des fluides.

Il se trouve que seuls les Primates ont ces quatre capacités réunies ... !

De nombreuses expériences ont été réalisés en captivité sur les Primates mais aussi en liberté notamment pour les Abeilles . Ainsi, il s'agissait de vérifier si des insectes pouvaient être dotées de capacités de mémorisation abstraite.

3/ les chevaux dotés de capacités extra-sensorielles ?

3/ les chevaux dotés de capacités extra-sensorielles ?

Il y a quelques temps j'ai pu faire l'expérience assez intéressante de capacités d'anticipation dite "extra-sensorielle" chez un jument . Cette dernière dans un pré avait été séparée de sa congénère pendant 2 jours avec laquelle elle avait noué des liens.

Le jour du "retour " de la jument au pré, environ 20 minutes avant qu'elle ne soit remise, la jument qui était restée au pré s'est mise à hennir pendant 5 minutes et à galoper nerveusement. Elle ne pouvait pas anticiper ni "savoir " que le camion de transport allait arriver puisque l'écurie est située hors champs visuel.

On peut dire que ce cheval a de fortes capacités extra-sensorielles car ni l'odeur ni le canal olfactif, auditif, visuel n'ont véhiculé l'information.

Méthodes d'observation d'un milieu: L'inventaire par transects linéaires des observations indirectes

  • Etude de cas: Le transect linéaire, une méthode en éthologie pour la conservation d’espèces

      Le Parc National de Minkébé, au Gabon, est un site hautement prioritaire pour les éléphants de forêt. Les études initialement menées en 2003-2004 montraient que le parc et sa périphérie abritaient environ 29 000 éléphants (Ic 95% 21 000-40 500, dont près de 23 000 au sein du parc lui-même. Mais après les rapports inquiétants de braconnage intense, une étude répétée en 2013 a indiqué un déclin massif: les résultats des 13 transects de l’étude pilote suggèrent une chute de 75% du nombre d’éléphants. Ces résultats bouleversants ont entrainés une mobilisation massive de ressources humaines et financières au Gabon afin de renforcer les efforts de lutte contre le braconnage dans la zone. Le temps nous diras s’ils seront couronnés de succès.

Dans la réserve de faune de l’Okapis (RFO), en République démocratique du Congo, les études par transects linéaires menées en 1995-1997, en 2005-2007 et en 2011 ont mis en évidence le déclin marqué des éléphants de forêt et des okapis. Elles ont aussi révélés des zones importantes d’exploration minière artisanale, ce qui a permis aux gardes du parc de cibler leurs patrouilles vers les sites miniers et les zones de forte intensité de chasse.

        Tout d’abord, commençons par expliquer ce qui signifie le terme « transect ». Pour les géographes, le terme transect (=coupe) désigne un dispositif d’observation de terrain ou la représentation d’un espace, le long d’un tracé linéaire et selon la dimension verticale, destiné à mettre en évidence une superposition, une succession spatiale des relations entre phénomènes ou a assurer le suivi de la faune et la flore au sein des milieux.

Les transects (=coupes) sont séparés par des layons qui représentent des sentiers rectilignes ouverts en forêt pour séparer les coupes et pour permettre la circulation.

La méthode de transects linéaires peuvent donner des schémas qui permettent de faire une synthèse des informations sous une forme qui parle plus à l’esprit. Les transects linéaires peuvent montrer des changement au cours du temps d’un même milieu.


L’échantillonnage par layon linéaire est actuellement considéré par de nombreux auteurs comme la meilleure méthode pour assurer le suivi de la grande et moyenne faune en forêt tropicale humide. Elle permet de déterminer où les espèces se développent et selon quels facteurs.

Grâce à cette méthode, on peut estimer des densités animales par observation directe (contact visuel avec l’animal), voire indirecte (comptage de crottes, nids etc). Cette estimation repose sur le principe que la probabilité de détecter un animal, un nid ou une crotte diminue avec la distance (perpendiculaire) au transect. L’estimation d’une densité le long d’un transect linéaire est donnée par la formule suivante (Buck land et al., 1993):

Dc= n/2 x L x v(x) avec v(x)= ⎰(allant de 0 à w) g(x).d(x)

Dc: densité         n: nombre d’observation réalisées          L: longueur du layon          g(x): fonction de détection

w: largeur du layon           v(x): largeur effective du transect

     La partie la plus technique est la probabilité de détection représenter par la fonction g(x). Étant donnée du nombre d’observations nécessaires à la modélisation de la probabilité de détection (compris 25 et 40 minimum), des observations d’animaux très faibles et de la longueur totale du transect trop importante, l’estimation d’une densité animale en forêt dense humide n’est envisageable que par voie indirecte. En effet, les densités animales peuvent être théoriquement obtenues grâce à l’estimation des facteurs de conversion, c’est à dire du taux de production et de dégradation des crottes et des nids. La relation qui en résulte est la suivante (WHITE, EDWARDS, 2001):

D= Dc x Td/Tp

D: densité animale Dc: densité de nids ou de crottes sur le transect

Td: taux de dégradation des crottes ou des nids sur le transect

Tp: taux moyen de production des cottes ou des nids

ECHOUAGE DE DAUPHINS EN NOUVELLE-ZELANDE

Le 11 février 2017, un échouage massif de globicéphales (globicephale melaneca) plusieurs centaines d'individus a relancé la question du pourquoi ?

Raison biologique : ce comportement serait il dû en partie par le magnétisme géologique ? par des perturbations d'orientations elle même d'origine physiologique..?

Raison éthologique : lorsque des individus sont remis à l'eau, il arrive souvent qu'ils reviennent s'échouer. Il est possible que les individus dominants soient morts et que les autres par mimétisme social le suivent ....

Serait ce la combinaison de plusieurs facteurs ? 

Il est important de savoir le pourquoi du comment pour éviter de telles pertes...

LA REHABILITATION DE LA FAUNE SAUVAGE SAUVAGE : ENTRE UTOPIE ET REALITE

La question de la réintroduction d'espèces sauvages en milieu naturel est souvent sujet à polémiques d'ordre publique ou scientifique, voire les deux. Elle peut diviser naturalistes et éleveurs/chasseurs, opposants à la captivité et pro-captivité.

La réussite ou l'échec de ces projets de réintroduction du Lynx, des Cétacés, du Loup, de l'Ours, dépend de facteurs : 

  • socio-économiques notamment concernant le coût de la logistique de certains projets,

  • biologiques : certaines espèces sont en effet plus «faciles à réhabiliter»

  • éthologiques car au sein d'une même espèce, d'un même groupe, chaque individu diffère de son congénère par son potentiel génétique, cognitif, son histoire familiale..

  • anthropologiques : l'environnement humain ne doit en effet jamais être négligé. L'exemple des Ours des Pyrénées et/ou du Loup dans le Mercantour le montre bien : les communautés
    locales doivent etre consultées.
  • ethnologiques : l'image même de la faune sauvage varie selon les cultures. Dans un pays où la domestication est phénomène courant, l'animal est presque chosifié et les espèces sauvages dans «l'imagerie collective» sont alors perçues comme dangereuses et devant vivre en captivité.

Les Cétacés impossibles à réintroduire en milieu naturel ?

Deux expériences à ce sujet se contredisent : parmi le sous-Ordre des Odontocètes, l'Orque (Orcinus orca) Keiko longtemps captive et réintroduite en milieu marin montre les limites d'un tel projet.

En effet, en dépit d'un protocole et d'une préparation rigoureuse, l'animal a été d'une part dénaturé par la captivité et n'a pu rétablir de liens sociaux avec ses}} congénères car cette espèce présentant une organisation sociale matriarcale, la "séparation avec la lignée maternelle" peut être fatale ; d'autre part, présentait des pathologies dû à sa captivité.

En revanche, en 1998, deux Dauphins (un mâle et une femelle) tachetés des Tropiques nés en milieu naturel, ont été transférés d'un delphinarium vers les îles Caïmans, par un binôme de spécialistes de Mammifères marins.

Ils ont au préalablement été réhabitués à se nourrir de proies vivantes avant d'être suivis par les scientifiques.

Notons que les deux individus étaient issus du même groupe d'origine et partageaient donc le même «alphabet sonore».

Les résultats se sont avérés positifs car au bout de plusieurs mois, les deux individus pistés et observés chassaient, élément indispensable pour leur autonomie, et avaient rejoint un groupe de Dauphins de l'île.

L'association de deux individus réintroduits en milieu naturel après des années de captivité est-elle plus garante de la réussite d'un tel projet ?

Aurait-il fallu réhabiliter Keiko avec un congénère ?

Le cas du Lynx dans l'Est de la France

Rare depuis le XVII siècle, le Lynx a officiellement disparu du pays. Il est cependant présent dans les Vosges, grâce aux programmes de réintroduction et à l'extension des massifs du Jura et des Alpes français, suite aux opérations suisses de réintroduction dans les années 70.

En dépit d'un travail d'information vers les populations locales la perception de cet animal reste variable suivant les catégories sociales : milieu ovin ou caprin.

L'opération menée entre 1983 et 1985 s'est heurtée à deux obstacles, le premier lié à un défaut d'information aux autorités locales le second à un imprévu concernant la territorialité de deux Lynx réintroduits. En effet, ceux-ci ont occupé un espace plus large que celui initialement prévu, là où l'information sur le relâché des animaux n'avaient pas été relayée. Un lynx fût d'ailleurs abattu par braconnage en 1984.

Un an plus tard, à l'aide d'un suivi méthodologique, 6 individus, 4 mâles et 2 femelles sont réintroduits ; les animaux sont radiopistés, un chien est dressé pour rechercher les restes des proies, essentiellement des Chevreuils sur les 5000 ha fréquentés par le prédateur.

Les résultats des analyses des données ont montré qu'en fait, le lynx se déplaçait sur 17 000 ha et qu'il chassait au maximum trois Chevreuils par mois.

Dans le Massif Jurassien

L'opération de réintroduction de cette région s'est soldée par un succès en Suisse. En dépit des attaques sur le cheptel qui ont augmenté, notamment d'Ongulés (Chamois, Chevreuil), l'opération a été plutôt bien accueillie.

Ce problème a donné lieu à des mesures de protection telles que des tirs à partir des parcs attaqués, la mise en place de colliers toxiques autour du cou d'animaux domestiques et surtout des indemnisations pour les}} propriétaires préjudiciables.... 7 Lynx ont alors été éliminés.

Ces deux expériences, dans deux massifs différents montrent bien que la «structure d 'accueil» doit être suffisante et dans le cas du Lynx au minimum de 10 000 à 30 000 ha par individu.

Par ailleurs , des études et suivis doivent être réalisés notamment sur l'influence en quantité et qualité de la prédation exercée sur le Chevreuil.

Et surtout, les aspects sociologiques avec une concertation des parties concernées, voire le développement d'outils de communication, est un gage de réussite.

Le cas plus épineux de l'Ours et du Loup

La réintroduction de l'Ours et la réhabilitation culturelle du Loup sont plus délicates et n'en finissent pas de faire couler de l'encre. Dans les Pyrénées, les vives réactions des éleveurs de brebis après le relâcher d'Ours slovène (piégeage, "accidents de chasse"){{ont montré les limites de la mise en place de ces projets, notamment la nécessité d'une concertation entre scientifiques, désireux de protéger une espèce autrefois}} présente et les intérêts de certains : éleveurs, chasseurs ..

L'autre exemple du Loup dans les Alpages est à peu près similaire ; la recolonisation de l'espèce venue d'Italie vers les Alpes du Sud et Alpes-Maritimes a réveillé les peurs ancestrales issues de l'imaginaire collectif. Des cas de Loups tués dans le Parc du Mercantour ont été constatés par les agents de l'ONCFS et montrent les difficultés de cette "réhabilitation". Un louveteau aurait même été empoisonné ..

Les intérêts de chacun sont légitimes : éleveurs qui ont le droit d'exercer leur profession, tout comme l'animal qui a sa place dans la nature. Mais d'autres solutions que l'éradication du Loup comme le prônent certains responsables de syndicats d'éleveurs !

Cette recolonisation n'a cependant rien d'artificiel car la nature a repris ses droits et l'espèce est venue d'Italie.

Dans ce cas, on peut parler d'une réhabilitation culturelle qui sera sûrement très longue et non pas d'une réintroduction comme certains le croient...

Aux U.S.A, la situation est différente : d'une part, le pastoralisme est moins présent qu'en France.

Néanmoins, dans des régions comme l'Idaho, le Montana, le Minnesota où éleveurs et chasseurs ont un certain poids politico-social, l'acceptation du retour du Loup est un peu complexe et ceci en dépit des grands espaces où la territorialité (essentiellement pour la chasse) de l'espèce est plus adaptée.

Pour le Parc de Yellowstone, la réintroduction ne fût pas naturelle et n'a pas toujours eu des conséquences positives pour les Loups (étonnamment).

On voit alors l'importance du facteur sociologique et anthropologique : des scientifiques et naturalistes auraient tendance à avoir une vision plus rationnelle de la faune sauvage, en comparaison avec des chasseurs qui voient d'un mauvais oeil un autre prédateur et dont l'instinct de territorialité tolère peu la présence d'un tel Canidé.

D'un autre côté, les Américains renouent avec la culture amérindienne qui elle, sacralise l'animal perçu comme spirituel et après avoir été chassé, craint, presque éradiqué, le Loup retrouve sa place dans la culture géographique et éthnologique américaine...

Cependant les programmes d'éradication en Alaska et dans l'Idaho semblent être un terme à tous ses efforts et actuellement seul le Wyoming ne s'est pas rallier à ce projet de "tirs de régulation" peut-être plus mis en place pour rassurer les éleveurs du Montana que pour une gestion réellement scientifique.

Un proverbe amérindien en témoigne : "Quand tu seras dans l'autre monde, prends le Loup comme ami car lui seul connaît le grand ordre de la forêt"

Le loup indispensable à l'équilibre de la biodiversité ?

En effet, le Loup est au sommet d'une chaîne complexe et les reliefs de sa chasse procure de la nourriture à toute une chaîne d'Oiseaux, d'Insectes, essentiel dans la régénération de la faune et de la flore.

Ainsi, la réintroduction des Loups a Yellowstone a permis aux scientifiques de mesure leur impact sur l'écosystème.

En deux ans, leur présence a réduit de moitié celle des coyotes et en conséquence doublé celle des Rongeurs, nourriture des aigles et faucons qu'on a vu réapparaître sur ces terres d'ou ils avaient quasiment disparu !! Voilà de quoi convaincre les plus sceptiques.

Cependant les programmes d'éradication en Alaska, Montana et dans l'Idaho semblent être un terme à tous ses efforts Actuellement seul le Wyoming ne s'est pas rallié à ce projet de "tirs de régulation" peut-être plus mis en place pour rassurer les éleveurs du Montana que pour une gestion réellement scientifique.

Le chemin est encore long même lorsque les problèmes de cohabitation sont moins présents que dans la région alpine.

La réintroduction du Loup rouge en Caroline

Après une longue étude de terrain : génétique pour respecter la variabilité des individus relâchés et sociologique pour avoir l'aval de plusieurs parties : population, chasseurs, le programme de réintroduction du Loup Rouge éteint à l'état sauvage s'est mis en place et a commencé il y a maintenant 30 ans.

Des Loups élevés en captivité ont ainsi été relâchés, suivis, pistés pour voir les possibles naissances et connaître les {{stratégies de repeuplement de l'espèce}} dans le vaste territoire de Caroline.

Un bel exemple à suivre ...

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Rapport Loups / Idaho 2015

Statut de la population

L'estimation en fin d'année pour les meutes documentés. Les autres groupes de loups et les loups solitaires étaient de 786, bien au dessus du minimum de 150 individus demandés (exigés) dans la règle sur le dépistage de 2009.

Basé sur des donnés supplémentaires collectées pendant l'année 2015, la population de 2014 estimée a été recensée de 770 à 785.

La taille des meutes

La taille moyenne des meutes est de 6,4 individus ( 41 individus pour les meutes ayant mis bas)

Reproduction

Pour les 69 meutes qui auraient donné naissance à 231 petits, la taille des portées serait de 2 à 8 petits.

Critères de reproduction

La détermination du statut de couple reproducteur était de 53 meutes qui s'étant toujours à la fin de l'année.

Sur ces 53 meutes, 33 soit 62% correspondent à ces critères et 20 ne correspondent pas.

Il n'y a aucun critères pour les 55 restants.

Distribution

La distribution des loups fut étudiée grâce à la pose de colliers émetteurs qui permet le suivis de l'animal et donc d'obtenir des rapports sur les loups observés en libertés pour le public.

Ainsi 140 loups équipés ont été "pistés" au moins 2 fois pendant l'année 2015 dans l'Idaho, ce qui inclut 92 individus capturés et marqués par radio.

Les loups se sont répartis à travers l'Etat d'Idaho depuis la frontière Canadienne, du sud de "Snake River Plain" et depuis les frontières avec l'Etat de Washington et de l'Oregon à l'est du Montana et aux frontières du Wyoming.

Les territoires de la plupart des loups étaient majoritairement sur des terres publiques gérées par l' USFS .

Le modèle de distribution fournis une méthodologie utile pour l'estimation de cette distribution, en utilisant diverses méthodes d'enquête. 

Le rôle bio-indicateur de la faune sauvage

L'étude éthologique d'une espèce inclut en fait d'autres disciplines : biologie, écologie, voire dans certains cas géologie qui peuvent se focaliser sur la dynamique de population.

C'est ainsi que le recensement de la Loutre de mer (Lutra enhydris) a permis d'approfondir les connaissances scientifiques sur l'écologie marine et déceler le danger qui menace la faune et flore marine Pacifique : stocks de poisson, Mammifères tels que Pinnipèdes, forêt d'algues.

Ce problème a eu un impact direct sur l'économie de la pêche dans cette région.

Comme le montre la carte, cette espèce se répartit tout le long de la côte Ouest mais son déclin révélé au cours de recensement annuels, est parallèle à un changement dans la chaîne alimentaire océanographique.

A quoi est dû ce déclin ?

Au début du 20ème siècle, cette espèce après des siècles de chasse était arrivée à la limite de l'extinction et le Traité sur le commerce des fourrures a permis la protection de son statut. Les colonies survivantes ont alors été fragmentées.

Si en 1965, on comptait 52 000 individus identifiés par photographie aérienne et par ajustement statistique, leur démographie décroît de 25 % par an depuis les années 80.

Suite à des expériences de terrain confirmant ou infirmant deux hypothèses, celle de la maladie ou de la prédation par des Orques, cette dernière s'est avérée juste.

Or, l'écologie alimentaire des Orques est habituellement composée de Pinnipèdes (Otaries et Phoques) mais leur population a décrû dans la région en raison de la baisse des stocks de poisson conséquente à une hausse de température de l'océan.

Les Orques ont donc changé leur habitudes et sont devenues les Prédateurs des Loutres. Celles-ci sont pourtant un élément clé dans la chaîne trophique : une diminution de la population des Loutres a donc entraîné un accroissement de la densité et de la taille des Oursins, puis un effondrement de la forêt d'algues nécessaire à la survie des Poissons.

D'après J.Estes, M.Tinker, TM Williams and DF Doak, 1998, Killer whale predation on sea otter link ocean and nearshore ecosystem, Science vol 282, p 473-476.

Ainsi, l'interdépendance de tous ces éléments montre la nécessité de conserver un milieu donné, ici l'Océan. Un bonne gestion des ressources naturelles implique une bonne gestion et Protection de la faune sauvage.

LE PLAN DE REINTRODUCTION DU LAMENTIN COMPROMIS

Dans la gazette de Faune Etude un article avait été consacré au plan de réintroduction du Lamentin en Guadeloupe (gazette n°7).

Junior, l'un des deux lamantins arrivés de Singapour en Guadeloupe au début du mois d'août pour être réintroduits dans l'archipel antillais est mort dimanche "d'une infection rénale".

Les deux lamantins, Junior et Quai, avaient été réintroduits en Guadeloupe au cœur de l'étédans le cadre d'un programme lancé il y a 10 ans pour faire revenir ces animaux dans l'île, disparus depuis le début du XXe siècle. Ce sont des soigneurs qui ont découvert le décès de Junior. « Des tissus sont actuellement prélevés pour confirmer le diagnostic », a expliqué le directeur du parc national de la Guadeloupe Maurice Anselme à l'AFP.