ETHOPASSION  : la passion de la faune sauvage



Groupe d'elephants du Kenya : Loxondata africana


RELATION ENTRE COMPORTEMENT SOCIAL ET HABITAT CHEZ LES ELEPHANTS D AFRIQUE 

La ségrégation sociale entre les éléphants déplacés et les autres ne persistait pas non plus dans le temps. Ainsi les éléphants transférés ont fait une transition depuis une enclave d’immigrants fermée vers une structure sociale intégrante.

Discussion

Contrairement aux prédictions faites que les éléphants déplacés s’associeraient avec les locaux pour obtenir des informations sur leur nouvel environnement, ils ont plutôt formé des groupes avec les autres, génétiquement éloignés et pas avec les éléphants dits locaux.

Les animaux qui comptent sur l’apprentissage social et ne sont pas territoriaux peuvent trouver un avantage à s’associer à des locaux non familiers qui connaissent les conspécifiques…

Quoi donc pourrait expliquer la ségrégation sociale entre les deux grands groupes d’éléphants ?

Le fait que cette séparation s’étiole avec le temps suggère que la familiarité de l’habitat influence la formation des groupes sociaux. Le coût de l’association avec des éléphants non familiers de tout type pourrait initialement l’emporter sur l’avantage potentiel.

En effet sur les deux observations d’interactions directes réalisées un mois après le transfert entre les deux grands groupes, les locaux ont montré des comportements agressifs.

La formation d’enclave sociale par des animaux dans un nouvel environnement est un phénomène rarement documenté ; la capacité des animaux à former de nouveaux liens sociaux quand ils vont vers un nouvel habitat et à plus tard s’assimiler socialement à une population existante, pourrait pourtant jouer un rôle important dans les actions de gestion de la faune sauvage.

Mais cela pourrait aussi accentuer notre compréhension de la réponse des animaux aux changements environnementaux induits par l’homme et améliorer les études comportements de la vie animale notamment dans le domaine de la dispersion et migration.

Comme le monde continue de changer, la compréhension de la dynamique des comportements animaux en compréhension avec les changements d’habitat va être de plus en plus importante pour développer des outils de conservation et mettre l’accent sur notre connaissance basique de l’acclimatation des animaux à des nouveaux environnements.

Dans le but d’examiner les dynamiques sociales des animaux, nous avons étudié le comportement social des éléphants d’Afrique déplacés dans un nouvel environnement en prenant en compte de l’hypothèse entre conditions physiques et associations sociales …


Il existe de nombreux cas pour lesquels les animaux se trouvent dans un nouvel environnement comme lors de migrations, réintroduction, gestion de la faune sauvage ; dans toutes ces situations, les animaux manquent d’informations vitales en lien à la possibilité de se reproduite , d’échapper aux prédateurs, de chercher de la nourriture..


Ainsi les interactions sociales avec les congénères du groupe d’origine peuvent améliorer l’adaptation à un nouvel habitat..


La première hypothèse est le « BSNE » avantage socialité dans un nouvel environnement qui décrit la situation où l’animal gagne les bénéfices supplémentaires en s’associant avec des congénères, mais ces avantages déclinent quant le nouvel habitat devient familier;

La seconde est le « CSNE » : socialité coûteuse dans un nouvel environnement..

Elle s’applique par exemple aux dépenses énergétiques supplémentaires dûes à des conflits territoriaux

Avantages d’associations avec les congénères du groupe de départ

Avantages d’association avec les individus non familiers

Protection contrer les éléphants non familiers

Risque d’attraper des maladies

Avantages pour la santé Apprentissage par les non familiers vers les nouveaux arrivants sur le nouvel habitat

Réduction de la peur de ce qui est nouveau


              I) Le mode de vie des eléphants


Ils vivent dans des sociétés fussion/scission au sein desquelles le groupe familial de base peut former des groupes de liens sociaux ; leur dynamique sociale est dirigée par les contraintes écologiques..

Par ailleurs leur intelligence les rend capable de distinguer les signatures vocales d’éléphants familiers des non-familiers..


               II) Matériel et méthodes


En Septembre 2005, 150 éléphants de la Réserve Shimba Hills National ont été tranférés vers le Tsavo National Park (distance entre les deux de 160 kms) essentiellement en raison conflits avec les humains..

Sur ces 150 individus, il y avait 20 groupes d’éléphants, chaque groupe de 6 à 7 mâles femelles, juvéniles et très jeunes + 20 individus indépendants.


Les éléphants transportés étaient marqués de jaune sur la queue et de chiffres en blanc sur les cicatrices pour les différencier individuellement.


Les données sur la localisation, l’heure et l’identité des éléphants ont été collectées grâce à l’appareil GEKO 201 GPS ceci pendant un an. Les transects avaient lieu 4 à 5 fois/semaine dans un véhicule en suivant à tour de rôle quatre routes de longueur égales.

Sur un total de 3371 observations collectées, 386 étaient relatives aux éléphants déplacés et 2985 à ceux qui les accueillaient ; sur les 150 données concernant les éléphants déplacées, seules 83 étaient prises en compte car les mâles quittent le groupe de base à l’âge de 15 ans et que leurs comportements diffèrent trop des femelles et de leur progéniture.


Associations sociales : concept, définition


Est appelée une « association sociale » un lien existant entre deux individus ont été observés ensemble à une distance de 500 mètres pendant de deux heures, ce qui implique une reconnaissance par vocalisation au-delà d’une distance d’un km.

Pour tester si oui on non le nombre de congénères (des deux groupes) avec lesquels un éléphant « déplacé » est associé a changé avec le temps, les scientifiques ont comptabilisé le nombre de congénères en association avec chaque éléphant déplacé pour chacune des observations et l’ont analysé en utilisant au hasard un modèle aux effets mixés.


Pour quantifier les associations au sein des elephants relogés, ils ont compilé une matrice d’association en utilisant l’index d’association de simple ratio, souvent utilisé dans les études éthologiques sur les éléphants..


Les éléphants transférés et les résidents locaux étaient socialement séparés. Les premiers s’associaient les uns avec les autres pendant la période d’étude plus que prévu selon le modèle de permutation et moins que prévu avec des groupes locaux résidents (test du Khi deux). De plus une corrélation négative significative était trouvée entre les éléphants transférés et leur WD comme une mesure de leur association avec les autres éléphants (coefficient de Pearson).


En d’autres termes, plus un éléphant transféré s’associait avec les autres éléphants déplacés, moins il s’associait avec les autres éléphants et vice versa.



Le statut du loup d'Inde (Canis lupus pallipes)

Le statut du loup d'Inde dans une situtation encore plus critique selon les scientifiques, parmi les sous espèces de loup gris ..

Des études génétiques ont pourtant démontré qu'ils pourraient être à l'origine de la plus vieille souche de loups dans le monde.


L'étude recommande que le loup indien et tibétain soient reconnus comme des unités d'évolution significative pour prioriser leur conservation en attendant que soit réévalué leur statut.


Rappelons que les loups gris sont les mammifères terrestres les plus largement distribués dans le monde dans des milieux aussi divers que la neige, les forêts, les prairies, ceci dans l'Hémisphère Nord.


Il est possible que les loups aient survécu pendant l'âge de glace dans des régions isolées en divergeant potentiellement de leur lignée dans l'Evolution.

photo prise par University of Davis, California

Loup d'Inde hurlant (communication intra-specifique)

Echouage de dauphins en Nouvelle Zélande

il a quelques jours un échouage massif de globicéphales (globicephale melaneca) plusieurs centaines d'individus a relancé la question du pourquoi ?

Raison biologique : ce comportement serait il dû en partie par le magnétisme géologique ? par des perturbations d'orientations elle même d'origine physiologique..?

Raison éthologique : lorsque des individus sont remis à l'eau, il arrive souvent qu'ils reviennent s'échouer. Il est possible que les individus dominants soient morts et que les autres par mimétisme social le suivent ....

Serait ce la combinaison de plusieurs facteurs ?

Il est important de savoir le pourquoi du comment pour éviter de telles pertes...